bu

Une bibliothèque universitaire (BU) est une bibliothèque rattachée à une université. Les documents et les services présents dans la bibliothèque universitaire peuvent ainsi servir à la double mission des universités, l'enseignement et la recherche.

Source : Wikipédia



Aujourd'hui, mercredi 20 Août, j'ai passé l'après-midi en BU, après une séparation de 3 mois...

Oui, parce qu'un étudiant en médecine et une BU, ça peut être parfois une grande histoire d'amour...

J'me rappelle, lors de ma 1ère P1, j'avais testé la BU une fois, peut-être deux. J'avais pas trop aimé. Enfin, disons que ça n'avait pas été très fructueux. J'avais passé mon temps à matter les gens qui passaient, ou les beaux spécimens mâles assis pas trop loin.
Bref, j'ai préféré bosser chez moi toute seule face à mon mur. (Chaque P1 normalement constitué à un mur pour ses lamentations...)

Pendant ma 2ème P1, il a fallu que je trouve un truc pour me motiver. En effet, bosser des cours qu'on a déjà vu l'année précédente, ça peut pousser à bacler le boulot, et au final se planter parce qu'on croit qu'on connaît tout sur le bout des doigts, et en fait non.
Alors avec quelques amis, on a décidé de squatter cette BU.
J'avais souvent cours l'après-midi, je me levais tôt pour être à la bibliothèque à 8h30.
Quand j'avais cours le matin, c'était un peu plus compliqué d'y trouver une place l'après-midi... Alors on allait bosser à celle du Pôle Recherche.
Puis j'y ai tellement pris goût que j'y allais même pendant les "vacances".
Même que vers la fin, ça m'énervait de voir les lycéens squatter ma BU pour réviser leur ridicule bac...
Puis bon, ça a payé, puisque j'ai eu mon année !

En P2, on ne va pas en cours, grâce au merveilleux système de ronéos (ou pas).
Mais, comme c'est le secret de la réussite et qu'on commence à s'ennuyer ferme chez soi, on décide consciencieusement d'aller à la BU tous les jours.
Donc on s'y pointe à l'ouverture (bah oui, puisque sinon on se fait piquer toutes les places par les P1 !), on y pose ses affaires, puis on va faire une, deux, trois parties de belote à la cafét. On y revient 1/2 heure, puis il est l'heure de manger, et on a des ED l'après-midi, alors on remballe ses affaires (on laisse altruistement sa place aux P1 du 1er département).
Vers le mois de mars, on commence à stresser un peu pour son année, donc on continue à faire l'ouverture de la BU, mais on y reste un peu plus longtemps quand même, quitte à sécher ses ED.
Fin avril, on ne dort plus à cause du stress des examens, donc on fait même la fermeture de la bibliothèque, tout en carburant au café et au GURONSAN
® (Parce que ça aussi ça a marché en P1...)
On voit ces externes lire inlassablement ces espèces de gros bouquins, fluotés et re-fluotés, aux titres horrifiants "Néphrologie", "Rhumatologie", "Handicap et Vieillissement"... Et ces D4 qui paraissent si sereins...
C'est là qu'on rencontre plein de monde, qu'on fait de nouvelles connaissances, et ce sont ces personnes qu'on verra tous les jours jusqu'à la fin de nos études, assises aux mêmes places depuis toujours... Certaines pourront même devenir nos amis.
La BU, mieux que Meetic =)

Mais malheureusement, peut-être parce qu'on s'y est quand même mis trop tard, on échoue.
On passe les rattrapages de septembre.
Au mois de juillet, et au début du mois d'août, on essaye tant bien que mal de bosser chez soi, et on attend ce merveilleux moment... la réouverture de la BU.

Mi-Août, on y est à la première heure, et on peut enfin rencontrer la September Team, ceux qui sont dans la même galère.
On les voit tous les jours jusqu'aux examens. On se sent bien à ne pas se sentir seul au monde, c'est réconfortant.
On carbure toujours au café et autres substances dopantes, même si nos récepteurs sont saturés, ou même si le phénomène d'habituation est installé depuis longtemps.

On décroche enfin notre année, et c'est toujours "grâce à la BU".

Et l'année d'après, rebelote.
J'vous raconte pas la suite, vous avez compris.

Parce que là, faut que j'aille me coucher, demain je fais l'ouverture de la BU...

bud