25 octobre 2009
Ligne directive
Ça y est, je sais ce que je veux faire.
Bah oui, j'étais entrée en médecine pour être médecin généraliste, puis ces cons là, ils m'ont donné envie de faire d'autres choses, comme de l'obstétrique surtout.
Avec les stages que j'ai déjà eus, je me suis rendue compte que l'hôpital, peu pour moi.
La hiérarchie, le travail en équipe où chacun à ses petites humeurs (moi compris), les dysfonctionnements, les gardes, les horaires, bof bof, surtout pour une nana.
Puis là, j'ai la chance de découvrir pendant 6 semaines le travail d'un médecin généraliste, médecin traitant, médecin de famille, médecin omnipotent, appelez-le comme vous voulez.
Ce médecin-là, il soigne une personne, avec son contexte, son histoire. Pas son organe défaillant.
Ce médecin-là, il s'occupe de jeunes, de vieux, d'enfants, de bébés, de parturientes, de drogués. Pas d'insuffisances cardiaques ou d'AVC.
Ce médecin-là, il écoute les gens, il est empathique, il les accompagne.
Ce médecin-là, c'est le premier qu'on voit quand ça va pas, et en plus il peut faire plein de choses sans qu'on doive aller aux urgences ou chez un spécialiste.
Ce médecin-là, c'est le premier qui gagne la confiance des patients.
Attention, je ne dénigre pas les spé, je pense juste que c'est ce métier-là qui est le plus fait pour moi.
Je sais maintenant où je vais et pourquoi j'apprends.
05 avril 2009
La médecine, mon irrégularité, ma colère et moi.
Ahlala, de longs mois sans nouvelle note... Il faut vraiment que je prenne La Blogothérapie de Tama comme exemple, et que je m'active un peu ici !
En guise de dépoussériage, un petit billet d'humeur (et non, pas d'humour) !
Depuis fin décembre, j'ai tenté de bosser, bossé un peu, validé un nouveau stage, et stressé.
Les 6 semaines de cours qui ont suivi mon stage de cardio ont été inaugurées par un oral, stressant. Quelques jours pour réviser la cardio, l'ortho, la rhumato, l'uro, la néphro, l'endocrino et la nutrition, c'était vraiment pas assez (tu m'étonnes...)
Finalement, la chance m'a sourit, et pour la première fois depuis de longues années (depuis le Bac à vrai dire), j'ai validé un oral ! Bon, aucun mérite, je suis tombée sur la rédaction d'une ordonnance d'un traitement qui se prescrivait tous les jours dans mon stage de cardio...
Puis se sont enchaînés la gastro-hépato, la pneumo, et un bout de neuro.
Et me voilà repartie vers l'hôpital. Les urgences, cette fois-ci.
Je n'avais aucune idée de là où je m'aventurais, dans cette hôpital de périphérie assez mal réputé.
Là, l'externe est dédié aux soins ambulatoires, comprenez tout ce qui n'est pas médical.
Entorses, fractures, plaies suturables, plaies non suturables, abcès, certificats de coups et blessures, contusions...
Mais aussi des douleurs dentaires, des choses pas urgentes (sensation de corps étranger sous cutané depuis 2 ans...), des problèmes ophtalmo...
Bref, j'ai vu plein de trucs, appris énormément de choses, me suis énervée quelques fois...
Encore un stage qui m'a bien plu. J'aurais énormément d'anecdotes à raconter, peut-être plus tard...
J'aurais voulu parler du patient qui m'a le plus marqué durant ces 6 semaines mais en fait, en y songeant, il n'y en a pas. Ou plutôt, il y en a trop.
Me voici repartie sur les bancs de la fac, chaque jour ou presque, pour terminer ce qu'il reste du lourd programme de cette année : la neuro, et la gynéco-obstétrique.
Quand j'apprends la gynéco, je me dis que ça me plairait vraiment d'en faire ma spécialité.
Mais j'y pense avec une pointe de tristesse.
La place à atteindre à l'ECN est vraiment trop haute pour moi, trop dur de l'atteindre.
Et depuis le séminaire de Médecine Générale qui nous a été dispensé, je me dis que ma place est là, on manque trop de médecins de premier recours, et ça me plait aussi.
Je suis entrée en médecine avec cette idée-là en tête. N'ayant jamais connu d'autre médecin avant, je n'avais que cette image-là de la médecine. Il était donc logique que je veuille être médecin généraliste.
Les cours d'embryologie de première année m'ont plu, et mon stage au bloc obstétrical à l'issue du concours aussi.
Je suis un peu perdue et tiraillée entre ces deux souhaits, problème qui se résolvera certainement par un non-choix, dans un peu plus de 2 ans.
Ahah, l'année dernière quand j'écoutais parler "les grands", les externes, quand je lisais les blogs des autres étudiants en médecine, tout ça me paraissait loin.
Aujourd'hui, la réalité me rattrape.
Réunion la semaine dernière, à propos des conférences de préparation à l'internat.
"Il vous reste à peu de choses près 800 jours avant les ECN"
Vlan, dans les dents.
"Les conférences sont quasi-indispensables pour la réussite du concours, mais il n'y a pas assez de places pour tout le monde, d'où la nécessité de probatoires."
Vlan, le retour.
Comprenez "il n'y a de la place que pour les meilleurs, pour les rendre encore meilleurs".
Les autres, les moins bons d'entre les bons (parce qu'à l'issue de la PCEM1, nous étions tous les meilleurs), on s'en fiche. On ne les aidera pas, parce qu'ils ne sont pas les meilleurs.
On ne les aidera pas à devenir de bons médecins. Parce qu'ils ne le méritent pas.
Pourtant, il n'est pas question de ça à mon sens. C'est la population qui mérite de pouvoir consulter de bons médecins. Et la santé irait bien mieux si les médecins étaient tous bons.
Si on ne réduisait pas l'égalité des chances à l'ECN.
Voilà Mesdames, Messieurs, pourquoi les médecins ne sont pas bons. Parce que les facultés (l'Etat !) ne leur donnent pas les moyens de le devenir.
30 décembre 2008
Bonjour Madame, je suis l'externe du service !
Non non, cette note n'a rien de sentimental (quoique...), c'est juste que vient de s'achever mon tout premier stage d'externe ("vécu avec son lot d'hésitations et de réserve. Mais garde un potentiel certain" d'après l'évaluation faite par mon interne) en cardiologie.
Bon c'est sûr au début on se sent pas très à l'aise, un peu comme débarqué d'un naufrage sur une île pleine d'indigènes, on sait pas trop ce qu'on fout là, ce qu'on doit faire pour survivre, que faire pour se rendre utile, comment faire pour leur faire comprendre qu'au fond on n'est pas juste quelqu'un qui ne parle pas, tout ça.
Alors j'ai commencé par faire ce qu'on me demandait : aller chercher les dossiers aux archives, y ranger les bilans qu'on aura soigneusement classés avant, ainsi que les divers autres examens (ECG, écho coeur, etc), rédiger les bons et les déposer au bon endroit (après une loooongue recherche dans les loooongs couloirs de l'hôpital)...
Tant de choses réjouissantes qui font qu'on a vraiment envie de se lever le matin pour braver le froid d'abord, et être confronté à ces gens pas très sympas ensuite.
Mais j'ai finalement vite pris mes marques.
J'ai commencé par bluffer le médecin qui me voulait me coller sur le protocole de réalisation d'une épreuve d'effort (mais je vous rassure, il avait commencé par me coller un tas de fois sur la lecture des ECG, il avait même commencé par me dire "Allez d'abord apprendre ce qu'est exactement un ECG avant de vouloir l'analyser").
Puis j'ai fait mais premières entrées, posé mes premières hypothèses diagnostiques (fausses), demandé mes premiers avis, nouer mes premières vraies relations "externe-malade", fait mes premières recherches d'hypotension orthostatique, réalisé mon premier TR, rédigé mes premiers courriers de liaison, bref... Je suis devenue EXTERNE =)
(Non, pour ceux qui se posent la question, je n'ai pas fait d'ECG, il y a des infirmières exprès pour ça dans les services de cardio là, c'est génial)
Il y aussi eu les premières gardes.
Urgences pédiatriques pour commencer : pas très fatigant puisque couchée tôt, mais quand-même fatiguée par les parents qui sont vraiment usants !
SMUR ensuite : Nuit pleine d'adrénaline, même si je n'ai pas servi à grand chose... C'est quand même étrange de débarquer à 3 heures du matin chez les gens pour une TA...
Urgences médicales pour terminer : la plus fatigante des nuits de toute mon existence... Couchée à 6h30, ai fait des entrées toute la nuit, même celle de la "décompensation d'une psychose", mais fichtrement intéressante !
C'est peut-être un peu triste de dire que la meilleure semaine de mon stage a été la dernière, celle pendant laquelle mon interne et mon médecin étaient partis en vacances.
Le chef de service m'a donné énormément de responsabilités, j'avais peur de ne pas être à la hauteur, mais je m'en suis apparemment pas si mal sortie vus les compliments gênants auxquels j'ai eu droit le dernier jour.
Voilà, c'était triste de quitter l'hôpital qui était devenu ma maison, mes patients qui étaient devenus mes protégés
(surtout en cette fin d'année), mais je compte bien y retourner sous peu !
Ahah, puis maintenant j'ai un oral dans moins d'une semaine, et autant dire qu'à part la cardio, bah je ne connais rien...
Nephro is bad
Sinon pour parler de carrément autre chose, j'ai testé la Sécu ce matin.
Petit ticket à l'entrée : "Il est 8h07, vous êtes le n°21, il y a 5 personnes devant vous"
Tu m'étonnes qu'à 14h il y a 75 personnes devant toi si entre chaque personne le personnel discute, tape la bise à son voisin, boit son café et donne ses impressions du téléfilm de la veille...
03 novembre 2008
Item n°186 : Asthénie et fatigabilité

Ce dont se plaint notre patient
Je sais que je n'ai pas le droit de me plaindre, que j'ai vraiment de la chance d'être là, de me lever tous les jours pour bosser ces items dont je ne connais pas le chiffre exact, d'apprendre tout un tas de choses pour mon futur exercice (quoi que, si je deviens gynéco, pas sûre que certains trucs me soient vraiment utiles), et d'ingurgiter tout un tas de diagnostics, signes cliniques et paracliniques, et autres traitements...
Non, je sais bien que c'est vraiment génial d'être enfin externe, être enfin lancée dans la course à l'ECN...
Puis c'est vrai, je me plains déjà alors que je n'ai même pas encore commencé les stages (alors que je suis déjà payée pour ça, cherchez l'erreur !)...
Il n'empêche que je suis fatiguée, que je n'arrive pas à apprendre correctement et entièrement tout ce que je dois voir pour chaque ED, que quand les profs pètent les plombs en cours, bah ça m'énerve, que je suis irritable et de ce fait irritée.
Examen Clinique
Rien de bien spécifique.
Examens Complémentaires
Inutiles dans ce cas présent.
Traitement
Déchargez-vous de tous vos soucis, délestez-vous de tout ce qui vous préoccupe, prenez une bonne dose de vitamines, et au boulot !
Observance
Pas évidente.
Merci Docteur =)
(Bah quoi ? Je suis en plein dans l'urologie...)
La prochaine fois, j'essayerai d'écrire quelque chose de positif ! C'est vrai quoi, y'en a marre de ces gens qui se plaignent sans arrêt ^^
20 août 2008
BU... Boulot Urgent...
Une bibliothèque universitaire (BU) est une bibliothèque rattachée à une université. Les documents et les services présents dans la bibliothèque universitaire peuvent ainsi servir à la double mission des universités, l'enseignement et la recherche.
Source : Wikipédia
Aujourd'hui, mercredi 20 Août, j'ai passé l'après-midi en BU, après une séparation de 3 mois...
Oui, parce qu'un étudiant en médecine et une BU, ça peut être parfois une grande histoire d'amour...
J'me rappelle, lors de ma 1ère P1, j'avais testé la BU une fois, peut-être deux. J'avais pas trop aimé. Enfin, disons que ça n'avait pas été très fructueux. J'avais passé mon temps à matter les gens qui passaient, ou les beaux spécimens mâles assis pas trop loin.
Bref, j'ai préféré bosser chez moi toute seule face à mon mur. (Chaque P1 normalement constitué à un mur pour ses lamentations...)
Pendant ma 2ème P1, il a fallu que je trouve un truc pour me motiver. En effet, bosser des cours qu'on a déjà vu l'année précédente, ça peut pousser à bacler le boulot, et au final se planter parce qu'on croit qu'on connaît tout sur le bout des doigts, et en fait non.
Alors avec quelques amis, on a décidé de squatter cette BU.
J'avais souvent cours l'après-midi, je me levais tôt pour être à la bibliothèque à 8h30.
Quand j'avais cours le matin, c'était un peu plus compliqué d'y trouver une place l'après-midi... Alors on allait bosser à celle du Pôle Recherche.
Puis j'y ai tellement pris goût que j'y allais même pendant les "vacances".
Même que vers la fin, ça m'énervait de voir les lycéens squatter ma BU pour réviser leur ridicule bac...
Puis bon, ça a payé, puisque j'ai eu mon année !
En P2, on ne va pas en cours, grâce au merveilleux système de ronéos (ou pas).
Mais, comme c'est le secret de la réussite et qu'on commence à s'ennuyer ferme chez soi, on décide consciencieusement d'aller à la BU tous les jours.
Donc on s'y pointe à l'ouverture (bah oui, puisque sinon on se fait piquer toutes les places par les P1 !), on y pose ses affaires, puis on va faire une, deux, trois parties de belote à la cafét. On y revient 1/2 heure, puis il est l'heure de manger, et on a des ED l'après-midi, alors on remballe ses affaires (on laisse altruistement sa place aux P1 du 1er département).
Vers le mois de mars, on commence à stresser un peu pour son année, donc on continue à faire l'ouverture de la BU, mais on y reste un peu plus longtemps quand même, quitte à sécher ses ED.
Fin avril, on ne dort plus à cause du stress des examens, donc on fait même la fermeture de la bibliothèque, tout en carburant au café et au GURONSAN® (Parce que ça aussi ça a marché en P1...)
On voit ces externes lire inlassablement ces espèces de gros bouquins, fluotés et re-fluotés, aux titres horrifiants "Néphrologie", "Rhumatologie", "Handicap et Vieillissement"... Et ces D4 qui paraissent si sereins...
C'est là qu'on rencontre plein de monde, qu'on fait de nouvelles connaissances, et ce sont ces personnes qu'on verra tous les jours jusqu'à la fin de nos études, assises aux mêmes places depuis toujours... Certaines pourront même devenir nos amis.
La BU, mieux que Meetic =)
Mais malheureusement, peut-être parce qu'on s'y est quand même mis trop tard, on échoue.
On passe les rattrapages de septembre.
Au mois de juillet, et au début du mois d'août, on essaye tant bien que mal de bosser chez soi, et on attend ce merveilleux moment... la réouverture de la BU.
Mi-Août, on y est à la première heure, et on peut enfin rencontrer la September Team, ceux qui sont dans la même galère.
On les voit tous les jours jusqu'aux examens. On se sent bien à ne pas se sentir seul au monde, c'est réconfortant.
On carbure toujours au café et autres substances dopantes, même si nos récepteurs sont saturés, ou même si le phénomène d'habituation est installé depuis longtemps.
On décroche enfin notre année, et c'est toujours "grâce à la BU".
Et l'année d'après, rebelote.
J'vous raconte pas la suite, vous avez compris.
Parce que là, faut que j'aille me coucher, demain je fais l'ouverture de la BU...
18 août 2008
On va choquer... Dégagez !!

Non, ce blog n'est pas mort...
Il a encore des chances de survivre, ainsi vais-je tenter de le réanimer...
Quoi de neuf depuis... 8 mois ?
Mon année de D1 est passée, mais n'est pas encore terminée. Je passe une fois de plus les rattrapages.
Encore une occasion de se remettre en question, pour la énième fois depuis le début de mes études...
Bon, OK, je sais pourquoi j'en suis là. Je n'ai pas assez bossé, j'ai préféré consacrer mon temps à l'associatif, mais j'aime tellement ça... J'ai passé une année formidable à découvrir ce monde et à y participer activement.
Je sais que désormais c'est (presque) terminé, mon mandat de secrétaire générale de la Corpo Médecine de Lille touche à sa fin, et (si je passe en D2) je dois me consacrer entièrement à mes études et préparer ce fichu ECN (On me souffle dans l'oreillette qu'il faut être classé 1800ème pour avoir gynéco-obst à Lille...)
Allez, je m'en retourne réviser pharmaco, viro, séméio et microbio.
J'anesthésie le carabin qui est en moi pour réveiller l'étudiante en médecine sérieuse, motivée et ambitieuse qui dormait là depuis un peu trop longtemps...
Petit PS : Page 24, mon article sur la greffe d'organe pour le magazine ANEMF.ORG, le magazine des étudiants en médecine : Cliquez Ici
04 novembre 2007
Une journée à la fac en D1
7h45, la tête dans le cul parce que je suis [encOore] sortie hier, je rentre par les urgences de Salengro pour aller en stage d'orthopédie C. J'attends mes 2 copines de stage dans le service, on pose nos affaires au vestiaire et on descend au bloc. On s'habille en tenue de bloc, masque, charlotte et sur-chaussures sont de la partie. On entre dans le bloc, on regarde le planning et on se dirige vers la salle 4 où l'on s'incruste avec le professeur. Il nous explique le pourquoi du comment de l'opération et se met à nous poser des questions. Gros blanc, je repense à mes rattrapages de septembre pour lesquels j'ai dû réviser mes 7 matières à l'arrache (et du coup, bah j'ai rien retenu...). 3/4 d'heure plus tard, le bloc est terminé, "vous pouvez rentrer chez vous".
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9h30, j'arrive à la fac. Je vais faire un tour à la cafét' avant d'aller bosser un peu en médiathèque. Là-bas, il y a tous les bizuths de l'équipe 7 qui ne sont ni en cours, ni en train de réviser ("bah c'est en juin les exam's, y'a le temps..."). On discute un peu, puis v'là A. ou M. qui propose une belote. Impossible de refuser.
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11h30, le D2 sort de stage et nous propose gentiment d'aller manger, "avant que les P1 sortent !". On termine cette fichue partie sur un capot, on se lève péniblement, mais c'est trop tard. Le troupeau est lâché. Pas grave, c'est journée cafét' Goutte d'Eau, je vais me prendre "un menu à 2,50€ avec 2 croques, 1 jus d'orange et 1 petit-pain s'te plaît".
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13h30, faut vraiment que j'aille bosser. Je vais passer à la Corpo avant, sinon ils vont dire que la secrétaire générale est jamais là et qu'elle sert à rien. Ils sont tous là, en train de manger un sandwich plein de mayo de Jeanne de Flandre ou un McDo. On discute, on rigole, on bosse un peu sur les projets, sur la grève, on dessine une grande banderole pour l'assemblée générale de demain (qui sera virée de la cafét le soir même par le doyen), on perd notre temps...
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18h00, je retourne à la cafét pour voir s'il reste des gens. Les bizuths sont encore là. Et N. me propose de sortir ce soir, d'aller manger en ville, boire un verre ou se faire un ciné. "Ok, on se fait une belote, et on y va après, je bosserai demain, c'est pas grave, mais on rentre pas trop tard hein, demain soir on a déjà apéro..."
06 août 2007
Mon Sénégal...
Voilà un peu plus de 10 jours que je suis rentrée du Sénégal, où j'étais partie en mission humanitaire. Le voyage s'est bien passé, j'ai rencontré beaucoup de gens formidables, j'ai énormément appris, j'ai découvert une culture bien différente de la mienne, mais surtout, ce dont je suis le plus fière, c'est d'avoir pu aider (à mon niveau, certes) des personnes qui en avaient besoin. Quoi de plus gratifiant que de voir des sourires et de recevoir des "merci" par centaines lorsque nous apportons un lot de médicaments en brousse ? Voici mon voyage en quelques photos...
Départ de Roissy, le 27 juin 2007
Premier séjour à Dakar, où nous avons acheté du matériel médical (matériel dentaire, chirurgical, d'hospitalisation, de laboratoire...). En tout, nous avons fait un don d'environ 13.000€ ...
Séjour au Centre de Santé de Kolda, auquel nous avons fait les dons
Notre chambre :
Le groupe :
Le jour de la remise des dons au centre de santé :
La remise des dons au poste de santé de Bagadadji :
Séjour en brousse (Sare Yoba Diega pour ma part) où nous sommes partis en petit groupe pour 5 jours dans un poste de santé
Visite à Talto, où nous avons fait des consultations prénatales dans une case de santé :
Moi en train de me faire tresser :
Prévention SIDA/Palu/diarrhées à l'école de Sare Yoba :
Deuxième partie du voyage, à Ziguinchor, où nous étions logés chez l'évêque...
Affiniam, où nous logions dans un campement et où nous avons travaillé dans un centre de formation agricole...

Karabane, petite île paradisiaque où nous avons passé le dernier week-end, histoire de prendre un peu de vacances...

Retour vers Dakar...
Contraste entre la route gambienne et la route sénégalaise, à la frontière, sur la route transgambienne :

L'île de Gorée, à Dakar, d'où partaient les esclaves pour l'Amérique :
Retour en France le 26 juillet 2007...
Aéroport de Madrid, 8h du matin :
Maintenant que je suis revenue, et même si la fin du séjour m'a été un peu pénible, je n'ai envie que d'une chose, c'est d'y retourner... Mais je pense que je vais attendre encore quelques années, quand j'aurai mon diplôme, pour pouvoir non seulement apporter une aide matérielle, mais aussi une aide logistique et méthodologique... Pour maintenant, il n'y a plus qu'à espérer qu'un bon groupe prenne le relais l'année prochaine, afin de continuer ce projet qui ne demande qu'à être amélioré !
17 juin 2007
Sénégal J-10
Examens terminés, il ne me reste plus
que 10 jours pour préparer mon départ pour le Sénégal...
Voici quelques précisions sur notre voyage...
D'abord je pars avec 7 autres personnes
(devenues des amis maintenant !) : Emilie, Marine et Marine, Amandine, Agnès,
Julie et Pierre !
Nous partirons de Roissy le 27, fairons une
escale à Madrid et arriverons à Dakar vers 20h. Nous passerons la première nuit
à Dakar, pour acheter et récupérer des médicaments et du matériel médical le
lendemain.
Puis nous partirons en voiture jusque
Kolda... Le trajet durera 13h, car nous ne pouvons pas traverser la Gambie (qui
est enclavée dans le Sénégal), il faut la contourner !
A Kolda, nous serons logés à l'hôpital, où
nous prêterons nos bras et nos moyens matériels et financiers. Nous ferons
certainement des tours en brousse pour faire de la prévention SIDA et hygiène.
Puis nous partirons vers Ziguinchor, plus
précisément à Afiniam, où nous aiderons à la rénovation de la pépinière d'un
lycée agricole. Puis on nous donnera certainement d'autres missions.
Pour repartir, nous irons en bateau de
Ziguinchor à Dakar, où nous prendrons l'avion le 25 juillet pour arriver à
Paris le 26 !
Voilà, un mois magnifique en perspective. Je
suis vraiment pressée de partir, mais j'appréhende un peu en même temps... J'ai
hâte de découvrir le Sénégal et de m'y rendre utile, et j'espère que tout se
passera bien...
En attendant, je m'atèle à préparer mes
affaires, à organiser le voyage avec les autres, et je termine quelque projet
pour la fac...
J'aurais là-bas accès à Internet, je ne sais
pas encore si je mettrai mon blog à jour, mais j'enverrai certainement des
mails à mes amis !
15 juin 2007
La pédeux en chiffres...
Bon, pour moi, la P2 n'est pas encore finie (vive septembre =D), mais j'vais quand même faire un petit récapitulatif numérique de cette année...
Alors, la P2 c'est :
- ~35 heures passées en cours
- 4 ronéos tapées
- 150 heures passées à jouer à la belote
- 354121 heures passées à la cafét'
- ~80 heures passées à la BU
- 354121 + 80 = 354201 heures pour mes affaires à rester posées à la BU
- Nombre de fois où j'ai arrêté médecine : 8
- Nombre de fois où j'ai arrêté médecine au mois de mai : 7 (la 8ème, c'était après la 1ère colle de bioch)
- 10 apéros (peut mieux faire)
- 1 inté
- 1 revue
- 1 faluche
- 324 heures passées à maudire les neurosciences
- 175 grasses matinées
- 6 nuits blanches passées à réviser
- ~1000 feuilles gribouillées pendant les révisions
- 12 stylo-bic usés
- 10 stylo-bic usés en mai-juin
- 0,5 petit copain =(
- 20 soirées
- 10 cinés
- 2400 capotes récoltées pour le Sénégal
- 13500 € récoltés pour le Sénégal
- Chiffre magique : 7
Liste non terminée...



















































